Aujourd'hui, je veux spécialement penser à la Vierge Marie, notre Mère. Je récite l'Angélus en son honneur. Je lui confie mon existence.
Dominicus, Le « Notre Père » de la Sainte Vierge :
Notre Père qui êtes aux Cieux, souvenez-vous que je suis la mère de votre Fils !
Que votre Nom soit sanctifié par les fils que vous m'avez donnés au pied de la Croix, et auxquels j'ai appris le Magnificat, mon plus long discours, qui est un chant d'adoration et de louange.
Que votre Règne arrive, et il n'aura fini d'« arriver » que lorsque votre grâce aura tissé mon vêtement de Reine du reflet innombrable de la sainteté de mes enfants.
Que votre volonté soit faite par mes fils sur la terre comme elle l'était au ciel de mon cœur, où je conservais tous vos gestes et toutes vos paroles.
Moi, bien sûr, je leur répète : Faites tout ce qu'il vous dira ! Mais si eux, avant de dire leur fiat, vous posent des questions, Seigneur, n'oubliez pas que j'ai fait de même : comment cela se fera-t-il ? – pourquoi nous avez-vous fait cela ?
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien et ajoutez-y un vin excellent, celui qui reste des six cents litres des noces de Cana, car mes fils, dans leur vallée de larmes, sont sevrés de la joie de charité.
Pardonnez-leur leurs offenses car, Seigneur, vous avez fait en moi de grandes choses et je ne pouvais pas vous offenser, mais seulement souffrir et réparer pour les offenses de mes enfants !
comme ils pardonnent à ceux qui les ont offensés, même si, pour pardonner, un glaive doit leur traverser l'âme, comme celui que Siméon m'avait prédit, car vous regardez, Seigneur, l'humilité de ceux-là seuls qui pardonnent et toutes les générations les diront alors bienheureux avec moi.
Ne les laissez pas succomber à la tentation et, s'ils y succombent, à ma prière relevez-les, comme vous le fîtes pour Dismas, le bon larron, et pour Pierre, le téméraire, si bien repentant qu'il vous en a aimé plus que tous les autres, même Jean qui m'a prise chez lui.
Mais délivrez-les du mal, qu'ils ne s'y enferment pas par désespoir, comme Judas ! Mais que, comme Joseph, à l'heure de la mort ils me regardent, moi qui toujours regarde en vous, Seigneur.