Si je suis baptisé, je remercie Dieu pour cet immense bienfait. Si je ne le suis pas encore, je demande la grâce de bien m'y préparer. Aujourd'hui, vendredi de Carême, je m'abstiens de manger de la viande.
Humbert Bouëssé, o. p., Le Sauveur du monde, t. 4, pp. 387-389 :
La sacramentalité chrétienne […] s'harmonise profondément avec la nature de l'homme […]. Le symbolisme sacramentel […], parce qu'il répond à des requêtes humaines indéniables, à des harmoniques déchiffrables à l'historien et au sociologue, au psychologue, au psychothérapeute, s'avère divin en l'admirable sagesse qui a présidé à sa constitution ordonnée, à son « économie » […]. C'est Dieu qui a pensé et voulu le monde corporel subordonné et orienté au monde spirituel ; comme tel, il l'a voulu à l'image du monde spirituel, lequel n'est lui-même divinement pensé et voulu qu'à l'image de l'Incréé […]. La sacramentalité est une pâque ; comme le monde présent. Il s'agit de passer dans la Patrie en usant des choses de ce monde selon les intentions de Dieu.
Saint Grégoire de Nazianze, Orationes, 40, 3-4, cité par CEC, n° 1216 :
Le Baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu... Nous l'appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d'incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu'il y a de plus précieux. Don, parce qu'il est conféré à ceux qui n'apportent rien ; grâce, parce qu'il est donné même à des coupables ; baptême, parce que le péché est enseveli dans l'eau ; onction, parce qu'il est sacré et royal (tels sont ceux qui sont oints) ; illumination, parce qu'il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu'il voile notre honte ; bain, parce qu'il lave ; sceau, parce qu'il nous garde et qu'il est le signe de la seigneurie de Dieu.