J'offre à Jésus un petit sacrifice (petit renoncement) pour les âmes du purgatoire.
Saint Basile le Grand, Premier discours sur le jeûne :
Le jeûne est l'arme du combat spirituel, le bouclier qui protège l'âme, la nourriture de la prière. Il donne des ailes à l'âme, la rend légère pour s'élever vers Dieu ; il fait violence au Royaume des cieux et arrache les grâces et miséricordes. Par le jeûne, Moïse reçut les Tables de la Loi ; par le jeûne, Élie ferma le ciel ; par le jeûne, les Ninivites furent sauvés de la colère divine. Le jeûne enfante les prophètes, fortifie les puissants ; il rend sages les législateurs et fait des martyrs.
Matta el Maskine, « La communion d'amour », tiré du chapitre 8 sur le sens profond du jeûne :
Chaque œuvre du Christ, qu'il a accomplie avec amour, il la partage avec nous, ou plutôt nous la partageons avec Lui, à la mesure de notre amour, de notre ascèse, de notre sacrifice. C'est de Lui que dérivent toutes nos œuvres : notre ascèse de son ascèse, notre jeûne de son jeûne, notre amour de son amour. En fin de compte, ici, la « communion » avec le Christ est quelque chose de très concret que nous approfondissons chaque jour en l'imitant un peu plus en l'Esprit et en actes, en étant davantage conscients de sa présence dans notre vie, en lui permettant d'agir et de vouloir davantage en nous, tout en restant libres, spontanés, vifs à répondre, comme l'Épouse à l'égard de l'Époux.
Toutes les œuvres que nous accomplissons au nom du Christ, par amour de Lui, pour l'imiter, qu'il s'agisse du jeûne, des veilles, de la patience à supporter la souffrance ou la persécution, du service, de l'amour qui se donne, qui se laisse crucifier, toutes ne font que traduire en actes notre désir d'imiter le Christ et de nous unir à Lui : « Suis-moi ! » Elles expriment la communion d'esprit, de cœur et d'intention.