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Benoît XVI, Les bâtisseurs de l’Église, Salvator, 2008, pp. 22-23 :
La première lettre de Jean montre clairement que l’Église naissante fut bien consciente des tensions possibles dans l’expérience de la communion : il n’y a pas de voix qui s’élève avec plus de vigueur pour souligner la réalité et le devoir de l’amour fraternel entre les chrétiens ; mais cette même voix s’adresse avec une grande sévérité aux adversaires, qui ont été membres de la communauté et à présent ne le sont plus. L’Église de l’amour est aussi l’Église de la vérité, entendue d’abord comme fidélité à l’Évangile qui a été confié par le Seigneur Jésus aux siens. […] La famille des fils de Dieu, pour vivre dans l’unité et dans la paix, a besoin d’être gardée dans la vérité et guidée avec un sage discernement faisant autorité : c’est ce qu’est appelé à faire le ministère des apôtres. Et ici, nous arrivons à un point important. L’Église est entièrement de l’Esprit, mais elle possède aussi une structure, la succession apostolique, dont la responsabilité est de garantir le fait que l’Église demeure dans la vérité donnée par le Christ, de laquelle vient également la capacité d’aimer. […]
Les apôtres et leurs successeurs [les évêques] sont donc les gardiens et les témoins autorisés du dépôt de la vérité remis à l’Église, de même qu’ils sont également les ministres de la charité : deux aspects qui vont ensemble. […] La vérité et l’amour sont deux visages du même don qui vient de Dieu et qui, grâce au ministère apostolique, est conservé dans l’Église et nous parvient, jusqu’à aujourd’hui. […] Tout ce que nous voyons dans l’Église naissante nous encourage à prier pour les successeurs des apôtres, pour tous les évêques et pour les successeurs de Pierre, afin qu’ils soient vraiment ensemble les gardiens de la vérité et de la charité ; afin qu’ils soient, en ce sens, vraiment des apôtres du Christ, pour que sa lumière, la lumière de la vérité et de la charité, ne s’éteigne jamais dans l’Église et dans le monde.