Je prends cinq minutes pour examiner les motifs qui me font retomber le plus souvent dans le péché.
Benoît XVI, Jésus de Nazareth. De l’entrée à Jérusalem à la Résurrection, Paris, Éditions du Rochers, 2011, p. 24 :
C’est avec raison que l’Église naissante pouvait voir dans cette scène la représentation anticipée de ce qu’elle fait dans la liturgie. Dans le texte liturgique post-pascal le plus ancien que nous connaissons – la Didachè, vers l’an 100 –, avant la distribution des Dons sacrés apparaît déjà l’« Hosanna » avec le « Maranatha » : « Que la grâce vienne, et que ce monde passe ! Hosanna au Dieu de David ! Celui qui est saint, qu’il vienne ! Celui qui ne l’est pas, qu’il se convertisse ! Maranatha. Amen » (10, 6).
Le Benedictus a aussi été très vite inséré dans la liturgie : pour l’Église naissante, le « dimanche des Rameaux » n’était pas une chose du passé. De même que le Seigneur était alors entré dans la Ville sainte, montant l’ânon, ainsi l’Église le voyait arriver à nouveau toujours sous les humbles apparences du pain et du vin.
L’Église salue le Seigneur dans la sainte Eucharistie comme celui qui vient maintenant, qui est entré au milieu d’elle. Et, en même temps, elle le salue comme celui qui demeure toujours, celui qui vient et nous prépare à sa venue. Comme pèlerins, nous allons vers lui ; comme pèlerin, il vient à notre rencontre et il nous associe à sa « montée » vers la Croix et la Résurrection, vers la Jérusalem définitive qui, dans la communion à son Corps, est déjà en train de croître au milieu de ce monde.