Je récite calmement le « Je crois en Dieu » et je prie une dizaine de mon chapelet.
Extrait des Sermons de saint Jean-Marie Vianney, tome II :
Le Saint Curé d'Ars parle :
« Vous savez tous que la première disposition pour recevoir dignement ce grand sacrement [de la Pénitence], c'est d'avoir bien examiné sa conscience, après avoir imploré les lumières du Saint-Esprit ; et d'avoir bien avoué ses péchés, avec toutes les circonstances qui peuvent les rendre plus graves ou en changer l'espèce, les faisant connaître tels que Dieu nous les fera connaître quand il nous jugera. C'est d'avoir une grande douleur de les avoir commis, et même d'être prêts à sacrifier tout ce que nous avons de plus cher plutôt que de les recommettre. C'est enfin d'avoir un grand désir de nous unir à Jésus-Christ. Voyez l'empressement des mages à chercher Jésus-Christ dans sa crèche ; voyez la sainte Vierge ; voyez sainte Magdeleine, comme elle s'empresse à chercher le Sauveur ressuscité. […]
Alors, que devons-nous conclure de tout ce que nous venons de dire ?
Le voici. C'est qu'il nous faut prendre tous les moyens possibles pour bien faire nos confessions ; c'est de ne jamais recevoir l'absolution quand nous avons quelque mauvaise habitude, si nous ne sommes pas dans l'intention de nous corriger ; de ne jamais faire nos confessions à la hâte ; de ne jamais chercher les termes qui peuvent adoucir l'accusation de nos péchés ou les diminuer à nos yeux ou à ceux de notre confesseur, et ne jamais nous confesser sans bien demander à Dieu la contrition de nos péchés. Enfin, quand il y aurait vingt ans, trente ans, que nous aurions des péchés cachés, il ne faut rien écouter, vite les avouer ; et si nous sommes sincères, nous sommes sûrs que le bon Dieu nous pardonnera ; au lieu que, si nous attendons à la mort, ou nous ne pourrons pas, ou peut-être même, par un châtiment terrible de la justice de Dieu, nous ne le voudrons pas, comme nous venons de le voir. Quand nous avons la pensée de cacher quelque péché, pensons vite quels reproches nous fera notre confesseur lui-même au jour du jugement, quand il verra que nous l'avons trompé. Oui, faisons tout ce que nous ferons comme nous voudrions l'avoir fait à l'heure de la mort, et tout sera bien fait. »