Je décide concrètement du lieu et du temps de ma prochaine confession, avant Pâques.
Catéchisme romain, ch. 31, § III :
« Ayez soin, dit-il, d'observer mon Sabbat, parce qu'il est le signe de l'alliance qui existe entre Moi, vous et toute votre postérité ; afin que vous sachiez que c'est Moi qui vous sanctifie. »
C'était un signe, parce qu'en voyant ce jour consacré au service divin, les hommes devaient apprendre par là à se consacrer eux-mêmes à Dieu et à se sanctifier devant Lui. Car ce qui fait qu'un jour est vraiment saint, c'est qu'on l'emploie spécialement à la pratique de la Sainteté et de la Religion.
C'était aussi un signe et comme un monument de la création de cet admirable univers.
Un signe encore, destiné à rappeler aux Israélites qu'ils n'avaient été déliés et délivrés du joug si dur de la servitude d'Égypte que par le secours de Dieu. C'est ce que le Seigneur Lui-même atteste par ces paroles : « Souvenez-vous que vous avez été esclaves en Égypte, et que vous avez été tirés de la servitude par la main puissante de votre Dieu, et par la force de son bras. C'est pourquoi Il vous a commandé de garder le jour du Sabbat. »
Enfin ce jour était le signe du Sabbat spirituel et céleste. Or le Sabbat spirituel consiste dans un saint et mystérieux repos, dans lequel les Fidèles se trouvent quand, dépouillés du vieil homme enseveli avec Jésus-Christ, ils reviennent à une vie nouvelle, et s'appliquent avec soin à faire des actions conformes à la piété chrétienne : « Car ceux qui autrefois n'étaient que ténèbres, devenus lumière en Notre-Seigneur, doivent marcher comme des enfants de lumière dans la voie de tout bien et de toute justice et n'avoir rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres. »
Mais le Sabbat céleste, comme le remarque Saint Cyrille, en expliquant ces paroles de l'Apôtre, il est encore un Sabbat pour le peuple de Dieu, consiste dans cette autre vie, où, réunis à Jésus-Christ, nous serons comblés de toutes sortes de biens et délivrés entièrement du péché. C'est ce que le Prophète nous apprend par ces paroles : « Il n'y aura en ce lieu ni lion ni autre bête dangereuse, mais tout y sera pur et saint. » Lorsqu'en effet les élus jouiront de la vue de Dieu, ils seront remplis de toutes sortes de biens. C'est ce qui doit engager les Pasteurs à presser les Fidèles par ces paroles : « Hâtons nous d'entrer dans ce repos. »